Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a procédé, ce mercredi 1er avril 2026, à l’installation officielle des nouveaux membres de la Commission nationale des marchés publics (CNMP). Une cérémonie marquée par des engagements forts en faveur de la transparence, de la rigueur administrative et de la lutte contre la corruption.
Dans les locaux de la Villa d’accueil, le chef du gouvernement a installé cinq nouveaux commissaires appelés à diriger la Commission nationale des marchés publics pour un mandat de trois ans, renouvelable une seule fois. Par arrêté en date du 20 mars 2026, ont été nommés : Elgo Eugène, Jean Shanon Beaublanc, Jean Dimitry Dorvilier, Édith Charles et Dalberg Claude. Ce dernier a été désigné coordonnateur de l’institution, organe central du système national de passation des marchés publics.
Dans son allocution, le Premier ministre a insisté sur la portée symbolique et stratégique de cette installation. « Au-delà du protocole, cette cérémonie traduit un choix fondamental : celui de la rigueur, de la transparence et de l’exemplarité dans la conduite des affaires publiques », a-t-il déclaré. Il a également rappelé que les nouveaux membres, fraîchement assermentés devant la Cour de cassation, sont désormais investis d’une responsabilité majeure pour l’avenir du pays.
Le coordonnateur de la CNMP, Dalberg Claude, a pour sa part souligné l’importance des marchés publics comme levier de croissance économique et de développement. Il a réaffirmé l’engagement de la nouvelle équipe à poursuivre les réformes engagées depuis la création de l’institution en 2004, tout en rendant hommage aux anciens commissaires ayant contribué à son renforcement. « Nous mesurons pleinement l’ampleur de la mission qui nous est confiée », a-t-il affirmé.
Par ailleurs, quatre grands chantiers ont été annoncés comme prioritaires : la professionnalisation des cadres, la dématérialisation des procédures, la refonte du cadre légal et réglementaire, ainsi que la mise en place d’un registre unifié des projets. Autant d’initiatives visant à renforcer la transparence, améliorer la gestion des fonds publics et lutter contre la corruption, considérée comme l’un des principaux freins au développement d’Haïti.
Arnold Junior Pierre
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