Au moins six personnes ont été assassinées dans la localité de Seguin, située dans le département du Sud-Est, lors d’une attaque perpétrée par des bandits armés dans la soirée du lundi 13 avril 2026.
L’insécurité continue de gagner du terrain dans le pays. Cette fois, les assaillants ont à nouveau pris pour cible le département du Sud-Est. Selon l’ancien sénateur Joseph Lambert, intervenant à l’emission « Le Rendez-vous » ce matin, au moins six morts ont été recensés dans une attaque armée à Seguin, dans la soirée du lundi 13 avril 2026.

Parmi les victimes figurent trois membres de son parti politique, Konbit Nasyonal (KONA),dont le coordonnateur à Seguin qui tentaient de lutter contre lez bandits en collaboration avec la Police Nationale d’Haïti (PNH).
D’après Lambert, les agents de la PNH ont quitté les lieux, laissant les habitants et les militants affronter seuls les assaillants. Un véhicule de la police aurait également été incendié par les bandits.
L’ancien sénateur se dit révolté par ces actes et appelle les autorités à prendre des mesures concrètes pour éviter que la situation ne s’aggrave. « Il faut tout mettre en œuvre pour empêcher les gangs de prendre cette localité en otage et d’étendre leur violence dans tout le département », insiste-t-il.
Selon des informations locales, plusieurs habitants ont fui leur domicile, craignant pour leur sécurité. La situation reste critique.
« On ne peut pas continuer à compter des morts », déplore Joseph Lambert.
Par ailleurs, Lambert met en cause des individus originaires du Sud-Est, qu’il soupçonne d’être impliqués dans cette attaque.
Il qualifie cette attaque de manœuvre visant à déstabiliser le département afin de remplacer le directeur général de la PNH, originaire du Sud-Est, ainsi que de compromettre les efforts visant à organiser des élections dans le pays.
Elle survient alors que le département de l’Artibonite est en proie à une recrudescence des violences des gangs. À la fin du mois de mars, au moins 70 personnes ont été tuées dans le Bas-Artibonite, notamment dans la localité de Jean-Denis, lors d’un massacre attribué au gang « Gran Grif ».
Parallèlement, plusieurs communes des départements du Centre et de l’Ouest sont également sous l’emprise des groupes armés, qui imposent leur loi et terrorisent les populations.
Par: Daniella Saint-Louis
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