Convoqué le lundi 9 mars 2026 au cabinet du juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Benjamin Félismé, dans le cadre d’une plainte déposée par Caleb Jean-Baptiste pour incitation à la violence, l’ancien sénateur Moïse Jean Charles ne s’est pas présenté. Son avocat, Me Benissoit Détournel, évoque un possible « bâillonnement politique » visant le leader du parti Pitit Dessalines.
L’ancien sénateur et dirigeant politique Moïse Jean Charles ne s’est pas présenté ce lundi 9 mars 2026 au cabinet du juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Benjamin Félismé. Il était convoqué à 10 heures du matin dans le cadre d’une plainte déposée par Caleb Jean-Baptiste, selon son avocat, pour incitation à la violence.
Selon une correspondance datée du 2 mars, le magistrat instructeur avait invité le responsable du parti Pitit Dessalines à se présenter à son cabinet afin de répondre aux accusations portées contre lui. Toutefois, le représentant politique n’a pas signé le registre de présence ce jour-là.
Réagissant à cette absence, son avocat, Me Benissoit Détournel, affirme que son client avait préalablement adressé une lettre au juge afin de motiver son indisponibilité et solliciter un report de la comparution. L’homme de loi précise que cette démarche visait à respecter les procédures tout en demandant un nouveau rendez-vous.
Me Détournel dénonce par ailleurs ce qu’il considère comme une tentative de « bâillonnement » ou de « matraquage politique » à l’encontre de son client, figure de proue du parti Pitit Dessalines. Selon lui, les déclarations attribuées à l’ancien sénateur ne sauraient être interprétées comme des propos criminels.
L’avocat soutient en effet que les propos évoqués dans la plainte n’ont jamais été formulés avec une intention d’inciter à la violence. Toute poursuite judiciaire engagée contre son client s’apparenterait, d’après lui, à une forme de persécution politique.
Pour l’heure, aucune nouvelle date de comparution n’a encore été officiellement annoncée par le cabinet du juge d’instruction. L’évolution de ce dossier pourrait toutefois susciter de nouvelles réactions dans la sphère politique.
Wideberlin Sénexant
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