PubGazetteHaiti202005

Hantavirus : au moins 8 cas recensés et 3 décès confirmés depuis un navire de croisière dans l’Atlantique

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Au moins huit cas d’hantavirus, dont plusieurs confirmés en laboratoire, ont été recensés à bord du navire de croisière MV Hondius naviguant dans l’Atlantique. Trois décès ont déjà été enregistrés, poussant les autorités sanitaires internationales à renforcer la surveillance autour de ce foyer inhabituel lié à la souche Andes, connue pour ses rares possibilités de transmission entre humains.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ainsi que plusieurs agences sanitaires internationales suivent de près cette situation jugée préoccupante. Le navire MV Hondius, exploité par la compagnie néerlandaise Oceanwide Expeditions, transportait environ 150 passagers et membres d’équipage lors d’une traversée reliant Ushuaia, en Argentine, au Cap-Vert, avec plusieurs escales dans l’Atlantique Sud et en Antarctique.

Selon les premières données disponibles, les personnes touchées ont développé des symptômes tels que fièvre, frissons, douleurs musculaires, maux de tête et troubles digestifs avant, dans certains cas, une aggravation rapide vers une détresse respiratoire sévère. Les autorités ont confirmé la mort d’un couple néerlandais âgé de 69 et 70 ans ainsi qu’un troisième passager dont l’identité n’a pas été révélée.

Les experts estiment que le virus identifié pourrait être la souche Andes, un variant rare d’hantavirus connu pour sa possible transmission entre humains lors de contacts étroits. Cette caractéristique explique l’importante mobilisation sanitaire observée autour du navire.

Les scientifiques rappellent toutefois que le hantavirus se transmet principalement par l’inhalation de particules contaminées provenant de l’urine ou des excréments de rongeurs infectés. Habituellement, les infections surviennent dans des espaces fermés ou mal ventilés, comme des caves, des entrepôts ou des bâtiments infestés par des rats ou des souris.

L’apparition d’un foyer sur un navire de croisière intrigue fortement les spécialistes. Plusieurs hypothèses sont actuellement étudiées. Certains experts évoquent une contamination antérieure à l’embarquement en Argentine, notamment à Ushuaia, où la période d’incubation du virus correspondrait au calendrier des premiers symptômes. D’autres n’écartent pas la présence de rongeurs clandestins à bord du navire, un phénomène déjà connu dans le transport maritime.

Les autorités sanitaires surveillent désormais les passagers ayant quitté le navire lors des différentes escales. Des enquêtes de traçage sont menées dans plusieurs pays afin d’identifier d’éventuels cas secondaires et limiter toute propagation.

Le hantavirus demeure une maladie rare mais potentiellement très dangereuse. Les spécialistes indiquent que certaines souches américaines présentent un taux de mortalité pouvant atteindre 40 % lorsque les complications pulmonaires apparaissent. La maladie évolue souvent discrètement au début avant de s’aggraver brutalement.

Malgré les inquiétudes, l’OMS estime que le risque pour la population mondiale reste faible et que la situation demeure pour l’instant circonscrite aux passagers du MV Hondius. Les autorités recommandent néanmoins la vigilance et invitent toute personne ayant été exposée à surveiller rapidement l’apparition de symptômes suspects.


Wideberlin Sénexant 
Avec Presse internationale

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