PubGazetteHaiti202005

Roberson Georges : « Face à la violence à Kenscoff, le silence n’est plus une option »

Roberson Georges : « Face à la violence à Kenscoff, le silence n’est plus une option »

La nouvelle flambée de violence enregistrée à Kenscoff dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 août suscite de vives inquiétudes. Face à cette situation, Roberson Georges appelle les autorités à renforcer rapidement le dispositif sécuritaire et à apporter une assistance aux victimes.

Dans une déclaration publiée le 24 août, le jeune Ansavelais souligne la gravité du bilan : plus d’une quarantaine de morts, des blessés, des personnes portées disparues ou séquestrées, des policiers blessés et plusieurs maisons et bâtiments incendiés.

Roberson Georges estime que les autorités doivent dépasser les réponses ponctuelles. Élève-avocat au Barreau de Port-au-Prince, il propose la création d’une task force disposant de moyens humains, logistiques et opérationnels suffisants pour coordonner les interventions, rechercher les personnes disparues, protéger les habitants et consolider les zones déjà reconquises.

Titulaire d’un Master II en sciences politiques et relations internationales, il réclame également un accompagnement social, psychologique, économique et sécuritaire des familles affectées, ainsi qu’une prise en charge des blessés et des personnes déplacées.

Un soutien accru aux forces de sécurité

Mastérant en droit des affaires, Roberson Georges adresse aussi un message aux policiers, militaires et brigadiers mobilisés sur le terrain, dont il salue l’engagement. Il appelle l’État à renforcer leurs capacités afin de leur permettre de remplir efficacement leur mission.

Sur le plan institutionnel, il estime que la restauration durable de l’autorité de l’État passe par des institutions mieux organisées, dotées de moyens et capables de protéger la population.

Refusant de considérer la violence comme une fatalité, il appelle également les jeunes à prendre leurs responsabilités face à la crise. « Nous ne pouvons pas construire l’Haïti de demain en laissant nos familles vivre dans la peur aujourd’hui », affirme-t-il.

Il exprime enfin sa solidarité aux victimes et à leurs proches, tout en souhaitant le retour sain et sauf des personnes toujours portées disparues.

Pour le jeune Ansavelais, l’indignation doit désormais laisser place à l’action. « Haïti mérite mieux. Notre peuple mérite la sécurité. Et notre génération doit contribuer à la bâtir », conclut-il.

Wideberlin Sénexant

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