La Voix Haïtienne des Droits Humains (VOAHDH), avec l’appui de la Commission épiscopale nationale Justice et Paix (CE-JILAP), a organisé, le vendredi 30 mai 2026, un forum de réflexion autour du thème : « Jeunesse haïtienne face à la crise des droits humains : entre invisibilité et résistance », au Complexe Tropical, à Pétion-Ville.
Organisée dans le cadre des Semaines de l’Amérique latine et des Caraïbes, cette activité a réuni des acteurs du système judiciaire, des représentants d’institutions publiques, des universitaires, des organisations de la société civile ainsi que de nombreux jeunes.
Quatre personnalités nationales et internationales sont intervenues en présentiel et par visioconférence lors de cet événement. Il s’agit du magistrat Marthel Jean Claude, de Fatoumata Diaraye Dah, secrétaire générale d’Amnesty International Guinée, du magistrat Johnson Melse et d’Emile Marcelin, consultante en genre et actions humanitaires.
Les intervenants ont mis l’accent sur les nombreux défis auxquels la jeunesse haïtienne est confrontée, notamment l’insécurité grandissante, les déplacements forcés et la dégradation des conditions de vie.
Prenant la parole, le directeur exécutif de la VOAHDH, Anson Dacius, a souligné l’impact de la crise actuelle sur les jeunes. Selon lui, « la jeunesse demeure l’une des catégories les plus affectées par la situation actuelle, alors même qu’elle devrait constituer une priorité des politiques publiques ».
Il a, en ce sens, appelé les autorités à mieux prendre en compte les besoins des jeunes et à renforcer les mécanismes favorisant leur participation à la vie publique.
De leur côté, les panélistes ont analysé les facteurs contribuant à l’invisibilisation progressive de la jeunesse haïtienne et formulé plusieurs recommandations visant à renforcer la protection de ses droits. Ils ont également insisté sur le rôle essentiel des institutions judiciaires, des organisations de défense des droits humains et de la société civile dans la protection des groupes les plus vulnérables.
Les participants ont salué la capacité de résilience et de résistance de la jeunesse haïtienne. « Malgré les difficultés, celle-ci continue de s’engager dans la vie communautaire, de défendre les droits humains et de contribuer au développement du pays», rapporte le communiqué.
À travers cette initiative, la VOAHDH réaffirme sa détermination à poursuivre ses efforts de sensibilisation, de dialogue et de plaidoyer afin que les préoccupations de la jeunesse occupent une place plus importante dans les politiques publiques et les débats nationaux.
Par: Daniella Saint-Louis
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