PubGazetteHaiti202005

Élections du 13 décembre : le gouvernement consulte, le CEP appelé à répondre aux préoccupations des partis

Le gouvernement consulte, le CEP appelé à répondre aux préoccupations des partis

À l’approche du scrutin prévu le 13 décembre 2026, le gouvernement haïtien intensifie les consultations avec les partis et groupements politiques. Les échanges mettent en évidence plusieurs difficultés techniques, des incertitudes liées aux inscriptions, ainsi que des préoccupations concernant la sécurité et le respect du calendrier électoral.

Le gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a engagé, entre le 23 et le 30 août 2026, une série de consultations avec plusieurs partis et groupements politiques agréés. Selon un communiqué publié le lundi 31 août par le Bureau de communication du gouvernement, les échanges ont notamment porté sur les difficultés qui affectent le processus électoral. Les acteurs politiques ont évoqué les obstacles liés à l’inscription des électeurs ainsi qu’à l’enregistrement des 30 000 membres requis pour les structures politiques.

Face à ces préoccupations, le Premier ministre a adressé une correspondance au Conseil électoral provisoire (CEP), avant de rencontrer ses membres ce lundi 31 août. Alix Didier Fils-Aimé leur a demandé d’apporter des réponses aux problèmes soulevés par les partis. Les discussions ont également porté sur les délais de dépôt des candidatures, l’application du décret électoral, la neutralité des autorités ainsi que les conditions sécuritaires indispensables à la tenue du scrutin.

Parallèlement, plusieurs formations politiques émettent des réserves quant au respect du calendrier électoral. Les Engagés pour le Développement (EDE) affirment avoir complété l’inscription de leurs 30 000 membres, tout en jugeant « irréaliste » la tenue des élections le 13 décembre 2026. Le leader de l’UNIR, Clarens Renois, fait également état de difficultés techniques rencontrées lors de l’enregistrement des membres de son parti. Ces prises de position viennent renforcer les interrogations déjà exprimées par plusieurs acteurs quant à la faisabilité du calendrier établi.

Le seuil des 30 000 membres demeure, par ailleurs, au cœur des discussions. Ayiti Transfòme, Viktwa, KONA, DEBLOKE, MPH et EDE affirment avoir satisfait à cette exigence. Ces données doivent toutefois être vérifiées par le CEP, notamment à travers le contrôle des numéros d’identification nationale unique (NINU) et la détection d’éventuels doublons.

Dans ce contexte, Viktwa poursuit son implantation sur le terrain avec le lancement de ses activités dans le Nord. La plateforme, qui affirme regrouper 52 structures politiques, entend miser sur la mobilisation citoyenne et la participation des jeunes pour consolider sa présence à l’approche des prochaines échéances électorales.

Arnold Junior Pierre

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